Chardon Marie

L’argile verte regorge de bienfaits

L’argile verte est surtout utilisée en cosmétique comme soin de la peau. Pourtant, il s’agit également d’un excellent remède pour booster la fonction hépatique. Sa prise permet de détoxifier le foie et de l’aider dans son travail d’épuration. L’argile verte est utilisée depuis bien longtemps, dans de nombreuses civilisations, notamment pour traiter les troubles digestifs. Aujourd’hui, que dit la science à son sujet?

Présentation de l’argile verte

L’argile verte est une terre naturelle d’origine sédimentaire, composée principalement de silice et d’alumine (90 %). Grâce à sa structure feuilletée (phyllosilicate), cette matière minérale contient une impressionnante quantité d’eau et de minéraux. On peut y trouver du fer, du calcium, du manganèse, du zinc, du plomb et même des matières organiques.

Celle qu’on utilise dans un cadre thérapeutique provient de gisements purs. Pour ce, il faut s’assurer que les lieux d’extraction sont sûrs, en menant des analyses, un carottage et un zonage de l’argile. Le minerai obtenu subit ensuite divers procédés de transformations mécaniques et thermiques, sans recourir à des produits chimiques. Il est proposé sur le marché sous forme de poudre fine ou granulé, selon les fabricants.

Bienfaits santé de l’argile verte

Nettoyer et drainer le foie

En raison de sa fonction de « station d’épuration », le foie peut finir par s’encrasser. En fait, c’est cet organe qui filtre et élimine toutes les impuretés ingérées pour ne pas polluer le sang. Il retient les graisses, l’alcool, les toxines, et autres substances qui peuvent nuire à notre santé. D’où l’intérêt de le nettoyer de temps en temps.

L’eau ou le lait d’argile verte s’avère être un remède naturel efficace pour purifier le foie. Ceci s’explique par sa capacité à attirer les déchets et à favoriser leur élimination par voie naturelle. Les tissus, dont celui de cet organe, ont par ailleurs besoin des nombreux minéraux qu’il apporte.

Soulager les troubles digestifs

La prise d’argile verte est aussi recommandée pour soulager les troubles digestifs, notamment la diarrhée. Nombreux sont les médicaments circulant sur le marché qui en contiennent. La plupart d’entre eux ont toutefois été retirés du marché, et sont remplacés par des préparations à base d’aluminium. Mais pour quelles raisons? Parce que l’usage abusif de ce minéral accroît les risques d’Alzheimer. Par ailleurs, leur usage a été interrompu en raison d’un manque de preuves scientifiques selon la FDA. (1)

Chélater les métaux lourds

Chélater les métaux lourds et les éliminer par les voies naturelles sont d’autres propriétés médicinales connues de cette matière minérale. En fait, au contact de molécules, celle-ci est capable de faire des échanges d’ions. C’est de cette manière qu’elle attire vers elle le métal et autre substance qui peuvent intoxiquer l’organisme. On le conseille en cas d’empoisonnement au chlorure de mercure, ou aux aflatoxines. Il s’agit de substances toxiques libérées par les spores de certains champignons, du genre Flavus Asperegillis.

Accélérer la guérison des plaies

En médecine traditionnelle, l’argile verte est utilisée en cataplasme pour favoriser la guérison d’une plaie ou d’une infection cutanée. Les scientifiques reconnaissent cette propriété et l’ont utilisé sur des sujets souffrant d’ulcère de Buruli pour évaluer son efficacité. Il s’agit d’une grave infection bactérienne qui entraîne la destruction des tissus cutanés.

On a comparé trois types d’argiles d’origine française, dans cette expérience. Il a été constaté que leurs effets sur cette infection n’ont pas été les mêmes. Selon leur niveau de pH, ils ont empêché ou favorisé la prolifération des bactéries. La forme d’argile, qui a eu un effet antibactérien, a favorisé la cicatrisation de la plaie. (2)

Effets secondaires de l’argile verte

Bien que l’argile verte soit bénéfique à la santé des organes, et notamment du foie ; son utilisation orale et/ou locale requiert certaines précautions. En fait, consommé à des doses élevées, ce remède peut :

  • Provoquer des troubles gastro-intestinaux (dont constipation, diarrhée, brûlure gastrique, obstruction intestinale, flatulence, vomissement).
  • Engendrer des problèmes de calculs rénaux, d’insuffisance rénale, d’allergie, ou encore de troubles respiratoires et pulmonaires.
  • Conduire à une malabsorption du fer. Ce qui peut causer une grave anémie et une carence en ce minéral.
  • Augmenter les risques d’empoisonnement au plomb, nickel, et à l’arsenic ; et de développer des troubles psychiatriques.

Dosage et précautions d’utilisation

Quelques mesures de précaution doivent être prises pour un usage sans danger de l’argile verte. Préférer les produits issus d’un séchage au soleil qu’au four, pour une meilleure efficacité. Ceux-ci ont pu garder tous leurs principes actifs, et sont dotés d’effet antibactérien.

Pour ce qui est de son utilisation par voie orale, mélanger une cuillerée à soupe de ce produit dans un verre d’eau tiède. Bien mélanger avec une spatule en bois et le laisser reposer toute la nuit. Le matin au réveil, boire l’eau de l’argile ; c’est-à-dire seulement le liquide sans mélanger la solution. Ou bien, boire le lait de l’argile, en la remuant au préalable. Éviter le lait, en cas de transit intestinal lent, ou problème de constipation.

L’usage de ce remède est contre-indiqué aux sujets âgés de moins de 18 ans, ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes. Un risque accru de toxémie a été répertorié parmi les effets secondaires de ce produit chez la femme en gestation. Les personnes souffrant d’insuffisance rénale et de maladie de Wilson devront également s’en abstenir.

Attention, l’argile peut aussi interférer avec certains médicaments, tels que la cimétidine et la quinine. En effet, il réduit la capacité d’absorption et la biodisponibilité de ces substances.

Références

(1) Food and Drug Administration. « Antidiarrheal drug product for over-the-counter human use, final monograph ». Federal Register, 2003.
(2) Lynda B et al. « Evaluation of medicinal use of clay minerals as antibacterial agents ». Int Geol Rev, 2011.

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